Cas d'usage
- Pièces mécaniques nécessitant un cordon propre, sans projection, prêt à finition
- Assemblages où la maîtrise thermique est critique pour limiter les distorsions
- Tuyauteries et structures soumises à contrôle radiographique (CND)
- Soudures de raccordement sur site nécessitant un résultat prévisible en position
Matériaux compatibles
- Acier carbone S235 (1.0038)
- Acier carbone S355 (1.0570)
- Aciers faiblement alliés (Cr-Mo, Mn-Si)
Avantages
- Cordon sans projection, propre, directement présentable au contrôle visuel
- Apport de chaleur maîtrisé — distorsion moindre que le MIG pour une même longueur de cordon
- Compatible contrôle radiographique (CND) — résultats nets grâce à l'absence d'inclusion
- Adaptable à toutes les positions de soudage selon qualifications
Limites
- Procédé plus lent que le MIG sur des structures volumineuses ou des longueurs importantes
- Moins adapté aux grandes séries industrielles
- Exige une préparation soignée des joints (chanfrein, propreté des bords)
À ce jour, WeldUp ne détient pas de qualification de soudage active spécifique à l'acier (les qualifications actives portent sur l'aluminium et l'acier inoxydable). Cette prestation reste proposée sur la base de l'expérience terrain ; chaque demande est évaluée au cas par cas avant devis.
Acier carbone et faiblement allié : différences importantes pour le soudage
L'acier carbone S235 présente un équivalent carbone (CE) généralement inférieur à 0,35 : il est soudable sans précauffage dans la majorité des configurations. Le S355 a un CE légèrement plus élevé (0,40 à 0,45 selon la nuance et l'épaisseur) ; pour les fortes épaisseurs ou les conditions hivernales, un préchauffage à 50-100 °C est recommandé afin de limiter le risque de fissuration à froid par diffusion de l'hydrogène.
Les aciers faiblement alliés (contenant du chrome, molybdène, manganèse ou nickel) peuvent nécessiter un préchauffage plus conséquent (150-250 °C) et un traitement thermique après soudage (TTPS) pour relaxer les contraintes résiduelles et restaurer les propriétés mécaniques de la zone affectée thermiquement. Ces exigences sont définies dans la norme EN 1011-2, qui guide les recommandations de soudage en fonction de la composition chimique du métal de base.
Contrôle thermique et gestion des déformations
Le TIG présente un apport de chaleur linéique (exprimé en kJ/mm) nettement plus faible que le MIG pour une même épaisseur de métal de base. Cette caractéristique est un avantage décisif sur les pièces sensibles à la déformation thermique : tôles fines, pièces usinées devant rester dans leur tolérance géométrique, assemblages avec contraintes dimensionnelles. La zone affectée thermiquement (ZAT) est plus étroite, les contraintes résiduelles moins importantes.
Sur les assemblages multipasses (épaisseurs > 6-8 mm), la température d'interpass doit être surveillée et ne pas dépasser 250 °C pour la majorité des aciers de construction. Un dépassement peut altérer les propriétés mécaniques de la ZAT ou conduire à des contraintes thermiques supplémentaires. La séquence de soudage (ordre des passes, alternance des côtés sur les assemblages bilatéraux) est également déterminante pour la maîtrise des distorsions.
Intérêt du TIG pour les assemblages soumis au CND
Le TIG produit des soudures particulièrement adaptées aux contrôles non destructifs, notamment la radiographie (RT) et l'ultrasons (UT). L'absence de projections élimine les inclusions métalliques superficielles, la régularité du cordon facilite l'interprétation des films ou images, et la pénétration contrôlée limite les défauts de racine fréquents avec des procédés plus rapides. C'est pour cette raison que le TIG est utilisé pour les passes de pénétration (root pass) sur des assemblages qui seront ensuite complétés au MIG — une pratique courante en tuyauterie industrielle qualifiée.
Applications industrielles typiques : tuyauteries de process et utilités en acier carbone, structures de supports d'équipements, boîtiers d'instrumentation, pièces mécanosoudées de précision, raccordements sur site nécessitant un résultat net sans reprise.
Déroulement d'une intervention
- Devis — vous décrivez le projet, réponse sous 24h.
- Planification — intervention calée selon le planning en cours.
- Intervention — sur site, avec matériel et consommables personnels.
- Contrôle — contrôle qualité systématique avant restitution, contrôle radiographique (CND) possible.